Patrimoine de Montastruc

Généralités

La commune est située sur les coteaux molassiques de la rive droite
du Lot, au relief très marqué, ce dont témoigne le toponyme villageois. Elle est bordée par les petites vallées du Tolzac et du Tolzac de Verteuil à l’ est et à l’ ouest.

Milieu du Moyen Age ; 16e siècle ; 19e siècle

Le village est perché sur un coteau molassique dominant la campagne environnante. Il est encore isolé au sud par un profond fossé doublé d’un talus. Une rue le traverse longitudinalement.

Un « castellum » de Montastruc est mentionné durant le 2e quart du 12e siècle, mais ce terme renvoie probablement plus à un édifice fortifié terrassé, dont subsistent les fossés, qu’ à un habitat groupé ; de fait, Montastruc n’ est pas désigné comme « castrum » dans les documents de la 2e moitié du 13e siècle. La constitution du village dans l’ environnement du château est probablement postérieure à la guerre de Cent ans, lors du passage de la seigneurie dans les biens de la famille de Grossoles. La chapelle castrale, construite au 16e siècle, servait également de lieu de culte aux villageois, avant de devenir officiellement l’ église paroissiale après la Révolution. Le plan cadastral de 1838 montre que le château, ruiné, occupe le centre du village, simplement composé de quelques habitations ; la nouvelle église paroissialeavec le presbytère est édifiée à son emplacement actuel en 1848. La mairie et une école primaire sont construites durant la 2e moitié du 19e siècle.

L’ ancienne église Saint-Pierre de la Croix, isolée, constitue probablement l’ église matrice de la paroisse sur laquelle a été implanté un « castellum » vers le milieu du Moyen Age.

Saint-Etienne de Périllac, église champêtre concédée à l’ abbaye de la Sauve-Majeure au 12e siècle, est une annexe de Saint-Pierre de la Croix au 18e siècle. L’ église du village est l’ ancienne chapelle castrale Saint-Georges, qui a reçu les compétences paroissiales audébut du 19e siècle.

Le territoire communal est composé de l’ ancienne paroisse Saint-Pierre de la Croix, mais aussi partiellement de Saint-Pierre de Cabanes, démembrée entre Montastruc et Monbahus. Le dépeuplement engagé depuis le 19e siècle, la commune perdant 37 % de sa population entre 1841 et 1896, se poursuit aujourd’ hui encore, puisque la population communale est passée de 357 habitants en 1982 à 276 au recensement de 1999.


L’ église Saint-Pierre-des-Bois, 2e quart 19e siècle

Morin(architecte) L’ église Saint-Pierre-des-Bois, située hors les murs, était l’ unique église paroissiale jusqu’ à la construction de la chapelle castrale Saint-Georges, édifiée d’ après J. Dubernard en 1512 pour la famille de Grossoles. Utilisée également comme lieu de culte pour les villageois, elle n’ est devenue église paroissiale qu’ après la Révolution, suite à l’ approbation du projet par le conseil municipal en 1802 et par un décret de 1806. La chapelle, décrite petite et délabrée, est détruite après l’ effondrement du clocher en 1838. Le devis pour la reconstruction de l’ église sur l’ emplacement de l’ ancien château est signé Morin, architecte à Tombeboeuf, et les travaux réalisés par le charpentier François Dijol de Fongrave, entre 1840 et 1848, date de la consécration par l’ évêque d’ Agen Mgr Levezou de Vésins ; l’ église est désormais dédiée à Notre-Dame de l’ Immaculée-Conception. Réfection du lambris vers 1999.

Le plan cadastral de 1838 montre l’ ancienne chapelle comme un édifice de petite dimension, composé d’ une simple nef terminée par un choeur semi-circulaire, flanqué d’ une sacristie au sud. L’église actuelle, bâtie en moellon de tuf et silex mêlés en gros-oeuvre avec harpes en pierre de taille, est de plan allongé avec chapelles formant transept. La large nef lambrissée en voligeage est terminée par un choeur à pan-coupé. Le clocher-tour domine la façade antérieure, placée à l’ est.


église paroissiale Saint-Pierre de la Croix

milieu 12e siècle ; 16e siècle, maître d’oeuvre inconnu

Eglise construite vers le milieu du 12e siècle, d’ après les chapiteaux de l’ abside principale. Les absidioles paraissent avoir été adjointes, peut-être à la fin du 12e siècle. Comme l’ église voisine de Saint-Pierre de Cabanes, elle a été largement restaurée au 16e siècle : la façade occidentale, la surélévation des absidioles et la charpente datent en particulier de cette campagne de travaux. L’ abside et les absidioles ont encore leur voûte lors de la visite de l’ évêque Mascaron en 1682. La sacristie au sud a été construite au 18e ou au 19e siècle. L’ absidiole nord, effondrée, a été reconstruite dans les années 1960. Le portail sud du cimetière, en fer forgé, provient de l’ église Saint-Etienne-de-Périllac.

Edifice à abside principale encadrée par deux absidioles, originairement plus basses, chacune autrefois voûtée en cul-de-four, débouchant sur une large nef. Les murs sont en pierre de taille de
tuf, mêlée à du moellon pour le mur nord de la nef. La façade occidentale est surmontée d’ un clocher-mur triangulaire percé de trois baies campanaires. Des longrines couronnant les murs, selon un système comparable à de l’ empilage, supportent les fermes de la charpente ; la mouluration des entraits et poinçons, témoigne qu’elle était destinée à rester apparente. La toiture à longs pans en
tuile creuse est à pignon découvert ; la croupe ronde couvre l’ensemble de l’ abside et des absidioles.

Des traces de peintures murales apparaissent par endroits sous le badigeon de chaux du choeur.

Cet édifice présente le double intérêt d’avoir conservé des maçonneries romanes importantes, ainsi que sa charpente de la fin du Moyen Age.


Eglise de Cabannes

limite 12e siècle 13e siècle ; 16e siècle

maître d’oeuvre inconnu

Le choeur en abside ainsi que le mur sud de la nef sont médiévaux, datables de la fin du 12e siècle ou du début du 13e siècle, mais l’absence de décor sculpté ne permet pas de préciser la datation ; la
première mention est de 1326, dans les comptes de subsides. L’édifice a été largement restauré au 16e siècle, avec notamment la reconstruction de la façade occidentale, d’ après les moulurations
du portail occidental ; le mur nord de la nef a été également reconstruit en partie. La charpente, dont les moulurations témoignent qu’ elle est destinée à être vue, est contemporaine de cette campagne de restauration. L’ église est décrite en assez bon état en 1597. La sacristie, paraît dater du 17e siècle; la large embrasure de sa porte fait office de confessionnal.

Eglise sur motte entourée du cimetière. Les murs sont en pierre de taille de tuf et moellon. La nef rectangulaire est terminée par un choeur en abside en retraite, contrebuté par trois contreforts. Le
clocher-pignon à l’ ouest est percé de trois baies campanaires. La sacristie au nord est en partie ruinée. Les murs de la nef ont été surélevés par la pose de longrines, selon un système proche de l’
empilage, dans lesquelles sont ancrées les fermes destinées à rester visibles : les entraits et les poinçons sont moulurés.

Une croix de Malte est sculptée sur le linteau de la baie sud du choeur


église paroissiale Saint-Etienne de Périllac

12e siècle ; limite 15e siècle 16e siècle

maître d’oeuvre inconnu

Entre 1128 et 1149, l’ évêque d’ Agen Raimond-Bernard du Foussat concède à l’ abbaye de la Sauve-Majeure l’ église Saint-Etienne de Périllac avec toutes ses dépendances. La reconstruction de l’
église, dont il subsiste une partie du mur du choeur roman, est peut-être consécutive de cette donation, mais l’ absence de décor sculpté ne permet pas d’ assurer la datation. La nef et la façade
occidentale semblent reconstruites à la fin du 15e ou au début du 16e siècle, d’ après le portail occidental et la porte sud. Edifice champêtre, l’ église est une simple annexe à la fin du 18e siècle; laissée sans entretien depuis sa désaffectation en 1938, elle est aujourd’ hui ruinée et envahie par la végétation. Le portail du cimetière est utilisé en remploi à l’ église Saint-Pierre de la Croix.

L’ église entourée de son cimetière se trouve sur une plateforme l’ isolant des champs environnants. Les vestiges du chevet en abside et de la travée droite du choeur sont bâtis en pierre de taille de
tuf, les murs extérieurs de la nef étant moins soigneusement appareillés. La façade occidentale, également en pierre de taille, épaulée par deux contreforts, est couronnée d’ un clocher-mur
triangulaire percé d’ une baie campanaire. Le portail en arc brisé chanfreiné est orné d’ un bandeau d’ imposte mouluré. La toiture à pignon découvert et croupe ronde, autrefois couverte de tuiles
creuses, est effondrée.

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cadastre 19ième s.

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vue générale

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église Notre Dame

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Vue sur village sud-est


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cadastre 21ième s.

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Eglise St Pierre de la Croix


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Cloche de l’église Notre Dame


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Eglise de Cabannes

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Moulin à Farine, le Colombier

photo inv. A. Beschi


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 carte post.1ier quart 20ième siècle